Coronavirus : quels sont les impacts sur les entreprises françaises ?

Lors de son allocution télévisée du lundi 16 mars 2020, le président de la République Emmanuel Macron a prononcé une phrase que tous les dirigeants d’entreprise ont enregistré : “« Aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera livrée au risque de faillite ». Peut-il vraiment affirmer cela ? Quelles sont les mesures prises pour aider les sociétés françaises dans cette “guerre sanitaire” ? Votre agence d'intérim en ligne LIP Gestion vous dit tout.

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Un projet de loi d’urgence pour aider les entreprises françaises

Faire face à l’urgence sanitaire provoqué par l’épidémie du covid-19 est une épreuve pour tous les Français, quels que soient leur âge, leur situation professionnelle et leur localité géographique. Si les salariés ont pu très vite recourir au télétravail, au chômage partiel ou à l’arrêt de travail pour garder leurs enfants à domicile, les employeurs doivent assurer le présent et l’avenir de leur activité. Pour les aider, le Gouvernement a présenté un projet de loi en urgence ce mercredi 18 mars 2020 en conseil des ministres. En voici les principales mesures.

La déclaration de l’état d’urgence sanitaire est proche

La France, comme de nombreux pays du monde entier, est proche de ce que l’on appelle “l’état d’urgence sanitaire”. Il résulte d’une “catastrophe sanitaire, notamment d’épidémie mettant en jeu, par sa nature et sa gravité, la santé de la population”. Seule une loi inscrite dans un décret permet d’acter le statut d’état d’urgence sanitaire. Ce projet doit être voté à l’Assemblée Nationale d’ici ce vendredi.

Le Président de la République n’a pas attendu le décret pour imposer des restrictions de déplacement aux Français, sans pour autant prononcer le mot “confinement” qui peut effrayer. Cependant, depuis le mardi 17 mars à midi, toute sortie de son domicile doit être justifiée par une attestation officielle, complétée à la main et à l’encre indélébile. En cas de non-présentation du document lors d’un contrôle des autorités, l’individu considéré hors la loi encourt une amende de 135 euros.

Le gouvernement veut limiter les licenciements et les cessations d’activité

Le gouvernement doit relever un défi de taille et sans précédent, celui de permettre aux entreprises de tenir le coup face aux impacts du coronavirus sur leur chiffre d’affaires. Dans le texte présenté au conseil des ministres, le gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance une séries de mesures, notamment pour limiter les cessations d’activité et les vagues de licenciements, et faciliter le recours au chômage partiel pour leurs salariés.

La propagation du coronavirus impacte toutes les entreprises, de la TPE au Grand Groupe en passant par les PME et les indépendants. Si leurs activités professionnelles sont en baisse ou à l’arrêt complet, les charges courantes continuent de tomber. Les dirigeants d’entreprise risquent d’être confrontés à des difficultés et des retards de paiement auprès des différents organismes. Afin de limiter les dégâts, le gouvernement prévoit la possibilité de “reporter ou d’étaler le paiement des loyers, des factures mais aussi des charges sociales et patronales.

Des mesures exceptionnelles pour une situation inédite

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions ou annoncer des chiffres. En revanche, ce qui est certain avec cette épidémie de coronavirus, c’est que les entreprises ont dû s’adapter à une vitesse record pour protéger leurs salariés. Les premières mesures qui ont été prises ont réduit le mouvement de panique auquel nous aurions pu être confrontés.

La question du chiffre d’affaires est bien évidemment au coeur des préoccupations de tous les dirigeants d’entreprise, quelle que soit leur taille. Pour les microentrepreneurs, les commerçants et les artisans, l’Etat s’engage à abonder le fonds spécial de la somme d’un milliard d’euros. Les petites sociétés qui ont perdu plus de 70% de leur chiffre d’affaires entre mars 2019 et mars 2020 percevront un forfait de 1 500 euros.

Une mise en place express du télétravail dans les entreprises

L’accès au télétravail, encore peu répandu en France, est devenu la norme pour de nombreux salariés du secteur privé. Du jour au lendemain, tout le matériel informatique a rejoint les domiciles des employés afin de leur permettre de continuer à travailler. Enfin, cela ne concerne bien évidemment que les professions adaptées à cette organisation atypiques. Les métiers du tertiaire sont directement concernés. En revanche, les professionnels du bâtiment, de la logistique, de l’industrie ou encore de la grande distributions doivent continuer à se rendre sur leur lieu de travail s’ils ne sont pas contraints par la garde de leurs enfants et si l’entreprise ne les a pas mis au chômage partiel.

Un arrêt maladie exceptionnel et indemnisé pour les parents salariés

Si, parmi vos salariés en CDI, CDD ou vos intérimaires, certains sont contraints de rester chez eux pour garder leurs enfants de moins de 16 ans, sachez qu’ils peuvent bénéficier d’un arrêt de travail indemnisé, sans condition d’ancienneté ni de délai de carence. Cet arrêt dure tout au long de la fermeture de la structure d’accueil (crèche, écoles, collèges). Vous, employeur, n’avez pas le droit de le refuser. En revanche, vous devez le déclarer auprès de l’assurance maladie en envoyant une attestation.

Les employeurs peuvent mettre leurs salariés au chômage partiel

Le rôle d’un dirigeant d’entreprise est de s’assurer du bon fonctionnement économique de sa société. Pour parvenir à générer des bénéfices, vous êtes nombreux à pouvoir compter sur les compétences de vos salariés embauchés ou intérimaires. Mais voilà que le coronavirus vous oblige à stopper vos activités, et par conséquent, à renvoyer vos collaborateurs chez eux. Pour éviter le licenciement économique, qui serait un véritable fléau, l’activité partielle (ou chômage partiel) est un outil de prévention qui vous permet de maintenir vos salariés dans l’emploi.

Pour tout savoir sur le chômage partiel et ses modalités, rendez-vous sur le site du gouvernement www.activitepartielle.emploi.gouv.fr.

Les secteurs d’activité essentiels continuent de fonctionner

En tant qu’employeur, vous constatez chaque jour les impacts du coronavirus sur votre chiffre d’affaires. Les commandes diminuent comme neige au soleil, vos partenaires sont indisponibles, vos salariés sont confinés et ne peuvent plus exercer. Face à cette situation qui s’avère difficile pour toutes et tous, certaines entreprises doivent maintenir une activité.

Bruno le Maire, ministre de l’Economie et des Finances s’est adressé aux Français le mercredi 18 mars 2020. Voici ces mots : “J’invite tous les salariés des entreprises qui sont encore ouvertes, des activités qui sont indispensables au fonctionnement du pays, à se rendre sur leurs lieux de travail (...) dans des conditions de sécurité sanitaire maximales”.

Parmi les secteurs d’activité indispensables aux Français, on retrouve notamment les commerces de produits surgelés et d’alimentation générale (y compris pour les animaux domestiques), les commerces d’équipement de l’information et de la communication, les hôpitaux et pharmacies, les blanchisseries ou encore les agences de travail temporaire. Il y en a d’autres auxquels nous ne pensons pas de prime abord comme les services funéraires, les commerces de détail d’optique ou bien les entreprises de réparation d’ordinateurs. Pour connaître la liste officiel des entreprises autorisées à rester ouvertes au public, rendez-vous sur le site du Gouvernement.

L’attestation d’employeur obligatoire pour aller travailler

En plus de l’attestation de sortie qui est obligatoire pour toute personnes souhaitant aller faire ses courses, se rendre à un rendez-vous médical ou faire son footing pour se défouler, vos salariés autorisés à aller travailler doivent présenter une seconde attestation fournie par vous.

Vous devez dater, signer et tamponner ce document papier, appelé “justification de déplacement professionnel”. De son côté, votre salarié complète les informations demandées à savoir : nom, prénom, date de naissance, adresse du domicile, nature de l’activité professionnelle, lieu d’exercice, trajet de déplacement ainsi que le mode de transport.

En cas de contrôle par les autorités lors de son déplacement domicile-travail, votre collaborateur doit obligatoirement présenter les deux documents en version papier. En cas de non-respect de cette obligation, il devra s’acquitter d’une amende de 135 euros.

Edouard Philippe affirme, à raison, que “cette crise sanitaire aura des conséquences, humaines, sociales, économiques majeures ». Nous ne savons pas combien de temps cette situation va durer. Chaque jour, de nouveaux cas s’ajoutent à la trop longue liste de personnes contaminées. Les mesures prises par le gouvernement et les entreprises ont pour objectif principal de stopper la propagation du coronavirus. Les Français de tout âge doivent alors respecter le confinement qui a déjà fait ses preuves en Chine, premier pays ayant été victime du covid-19.

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